Foire Aux Questions

Je suis un citoyen, je lis en premier ici.

Je suis un prestataire (commerçant), ces questions me concernent en particulier.

Quelles sont les questions que je me pose en tant que citoyen ?

Le SolAToi est-il légal ?

Oui, comme tout bon d’achat, chèque-repas ou éco-chèque.


Est-ce que le SolAToi va remplacer l’Euro ?

Non, le SolAToi se veut complémentaire à l’euro.  Il est centré sur le commerce local.


Où puis-je me procurer des solATois ?

Dans les comptoirs de change (certains commerces) vous échangez des euros contre des solATois (1 euro = 1 solAToi). Les comptoirs de change seront répertoriés dans un annuaire que vous retrouvez sur le site du SolAToi.


Que deviennent les euros que j’échange contre des solATois ?

Les euros collectés par les conversions en solAToi sont placés :

  • majoritairement dans une institution bancaire s’inscrivant dans le secteur de la finance solidaire et éthique (Triodos) de façon à permettre des retraits à vue ou très rapides (par exemple, pour répondre aux demandes de reconversion) ;
  • pour le reste, auprès d’un organisme accrédité pour participer au financement de projets locaux répondant aux critères de la charte (par exemple, micro-crédits pour les prestataires du réseau).

La somme des montants placés forme le fonds de garantie.

Il est géré par l’asbl «SolAToi ».


Comment savoir si un prestataire accepte les solATois ?

Les prestataires sont référencés dans un annuaire papier et sur le site internet. Cette liste est mise à jour régulièrement.

On les reconnaît grâce à un autocollant sur leur vitrine.


Quelles sont les coupures disponibles ?

6 coupures sont disponibles : des billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 solATois.
Les transactions peuvent bien évidemment être complémentées par des euros pour avoir le compte juste.


Quelles sont les garanties que les billets ne soient pas falsifiés ?

Les solATois sont sécurisés par plusieurs techniques :

  • L’impression des billets en quadrichromie qui est un procédé d’imprimerie : les photocopieuses travaillent avec 3 couleurs seulement ce qui empêche une reproduction fidèle des couleurs.
  • Sur la face avant de chaque billet se trouve une bande holographique pressée à chaud qui n’est pas reproductible à la photocopieuse et productrice d’un relief dans le papier.
  • La dépose d’un vernis repéré sur les 2 faces du billet qui apporte une surface brillante sur certaines zones.  Il est également non reproductible.
  • La numérotation des billets.

Pour la réalisation de ces billets nous avons eu recours à 2 imprimeurs différents car un seul ne disposait pas de l’ensemble des techniques.

De plus, ces imprimeurs travaillent avec du matériel spécifique qui n’est pas comparable à ce qu’on peut retrouver dans le commerce ordinaire.
Ce matériel d’imprimerie, très coûteux, dépasse plus que largement la valeur totale des billets du SolAToi, donc pas du tout rentable pour d’éventuels contrefacteurs.

Enfin, 10 autres monnaies en Wallonie utilisent ce type de billets et  aucune tentative de contrefaçon n’a encore été repérée depuis bientôt 6 ans que l’Epi Lorrain est en circulation.

Voici une illustration des sécurités:

Sécurités des billets
Sur l’image ci-dessous, obtenue en scanant le billet de 1 solAToi, on peut très bien voir que l’hologramme n’est pas reproductible. 


Qui gère le SolAToi ?

Une asbl gère le fonctionnement du SolAToi. Elle est constituée des membres : des citoyens consommateurs (les utilisateurs) tous BÉNÉVOLES  et  des commerçants ou des acteurs sociaux et culturels ou de pouvoirs publics (les prestataires).

L’assemblée générale et le conseil d’administration sont composés de représentants de chacune de ces catégories d’acteurs.  Chaque membre du SolAToi a une voix lors de l’AG.

Devenez vous aussi membre du SolAToi, contactez-nous via solatoi.be@gmail.com


Comment le SolAToi fera-t-il pour relocaliser ?

Pour les particuliers, le solAToi peut servir à relocaliser les échanges (préférer acheter local plutôt que de recourir aux zones commerciales et achats en ligne).

Pour les prestataires, le SolAToi peut inciter à relocaliser leur approvisionnement dans le réseau SolAToi.


Pourquoi utiliser un bout de papier qui a la même valeur que l’Euro plutôt que l’Euro lui-même ?

  • Le bout de papier n’a de valeur que localement, en restant nécessairement dans la région, il augmente sa richesse :
    les commerçants qui reçoivent des solATois cherchent à s’approvisionner et à s’achalander dans la région.
    Par contre, l’Euro peut s’échapper sur le grand marché, l’import-export, la spéculation sur les matières premières etc. C’est avec nos épargnes en euros que nous finançons les délocalisations de nos industries et nos emplois. Plus de 85 % de la masse monétaire nourrit l’économie spéculative au détriment de l’économie réelle.
  • Privilégier la production locale permet de préserver l’environnement car les produits ne font pas de longs trajets
  •  Chaque euro échangé contre un solAToi est placé sur le fonds de garantie dans une banque éthique. Le SolAToi a décidé de déposer le fonds de garantie chez Triodos…Donc, pendant que les solATois circulent dans l’économie réelle, les euros servent pour des projets éthiques !

N’est-ce pas un retour vers un passé protectionniste ?

L’utilisation des monnaies locales est libre, elles ne peuvent dans ce sens être comparées à des mesures protectionnistes.  De plus, elles ne concernent que ce qui peut être produit localement.

Les monnaies locales ont pour but de favoriser l’économie locale dans l’idée que chaque territoire devrait pouvoir produire en priorité pour la population qui l’occupe.  L’ouverture des marchés n’est pas toujours bonne pour l’économie locale : un exemple emblématique est celui de l’agriculture mise sous la pression des prix.

  • Celle du Nord, obligée de surproduire pour encore gagner quelque chose.
  • Celle du Sud, incapable de faire concurrence à ce qui est produit à bas prix au nord.  Aujourd’hui, au Rwanda, un litre de lait d’une grande chaîne de magasins belge est moins cher que le lait produit dans les fermes locales.

Il s’agit ici moins de protectionnisme qu’un  nécessaire ré-équilibrage des échanges finalement bénéfique à tous.


Est-ce qu’il existe déjà des monnaies locales complémentaires ?

Il y en a une quainzaine sur le territoire Wallon et Bruxellois, plus d’une trentaine en Allemagne, plus d’une centaine aux Etats-Unis, en Amérique du Sud… et même en Suisse. Le monde en compterait plusieurs milliers !


Quelles sont les questions que je pourrais me poser en tant que commerçant?

Quels sont les avantages des commerçants qui adhèrent au SolAToi ?

Pas de double comptabilité mais une redynamisation du commerce athois car les solATois ne peuvent être dépensés qu’à Ath !
Plus grande visibilité grâce au site internet et au répertoire avec la liste de prestataires (répertoire remis à tous les prestataires et utilisateurs). Sans oublier l’autocollant « Ici, on accepte les solATois» qui attirera de nouveaux clients.
Il est toujours intéressant, pour un prestataire, de faire partie d’un réseau, local qui plus est.


Si je suis un prestataire, qu’est-ce que je fais des solATois que je reçois de mes clients ?

  • payer mes fournisseurs
  • les dépenser chez d’autres prestataires
  • rendre la monnaie aux clients, même s’ils n’utilisent pas les solATois
  • les reconvertir sans frais en euros si cela semble indispensable

Qui gère le SolAToi ?

Une asbl gère le projet du SolAToi. Elle est constituée des membres : des citoyens consommateurs BÉNÉVOLES (les utilisateurs) et des commerçants ou des acteurs sociaux et culturels ou de pouvoirs publics (les prestataires).

L’assemblée générale et le conseil d’administration sont composés de représentants de chacune de ces catégories d’acteurs.  Chaque membre a une voix lors de l’AG.


Puis-je reconvertir mes solATois en euros ?

Seuls les prestataires de biens et services adhérents à l’asbl et figurant à l’annuaire du SolAToi ont la possibilité de reconvertir les solATois détenus en euros.  A ce jour aucune taxe de reconversion n’est perçue lors de cette opération.

L’AG décide chaque année du taux de la taxe de reconversion.  Il est pour le moment de 0 %.


Tout commerce peut-il devenir prestataire du SolAToi ?

Tout commerce ou prestataire de service peut devenir partenaire du SolAToi à la condition qu’il ne soit pas :

  • une société cotée en bourse,
  • une entreprise transnationale,
  • un commerce dépendant d’une chaîne.

Comment devenir prestataire du SolAToi ?

Il suffit de prendre contact avec l’équipe du SolAToi par courriel (solatoi.be@gmail.com) ou via le formulaire en ligne.

Vous recevrez alors des informations par courriel et vous pourrez être invité à une séance d’information.

Une fois décidé, vous signerez l’acte d’adhésion à l’ASBL.  La première année d’adhésion, la cotisation ne vous sera pas réclamée.

Pour l’année 2019 le montant de la cotisation annuelle est libre pour les associations et de 30 euros pour les autres prestataires.  Les prestataires et association sont libres de donner plus que le montant de la cotisation.